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Articles avec y a quoi ailleurs

Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison

par Hara-kiri

publié dans y a quoi ailleurs

La semaine dernière je vous racontais que notre séjour en Côtes d'Armor se terminait. Il me restait toutefois une journée à passer en Morbihan. Mon programme trop chargé, comme d'habitude, me laissait une infinité de choix quant à mes occupations de cette dernière journée de liberté. Mais plutôt que de courir, nous avons décidé que la journée serait calme, reposante et que la chose la plus fatigante que nous allions faire serait une petite balade.

Mon Morbihan, c'est Pénestin. Village ostréicole et mytilicole installé le long de l'estuaire de la Vilaine, connu également pour sa grande plage bordée d'une falaise appelée la Mine d'Or.

Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison

Cela fait 10 ans que je sillonne le sentier des douaniers en tous sens, été comme hiver.

Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison
Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison
Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison

Cette fois ci nos pas nous ont emmenées vers la Vilaine, là où elle rejoint l'océan. Une zone naturelle protégée où règne calme et silence.

Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison
Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison

D'humeur bucolique, j'ai craqué sur les fleurs!

Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison
Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison
Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison

Et d'anciens marais salants.

Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison
Les mèmères en vadrouille épisode 4 et fin de la saison

Je suis rentrée dans le Désert le lendemain, triste mais ma glacière chargée de victuaille. (huitres, poissons et langoustines).....

La saison 2 des mèmères en vadrouille devrait reprendre en Septembre, où je passe quelques jours de vacances en Bretagne avec ma copine Lablonde qui arrivera directement de la Réunion! Au menu: crêpes, galettes, fruits de mer mais aussi caris et samoussas

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Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!

par Hara-kiri

publié dans y a quoi ailleurs , Y a quoi dans ma vie

D'aventures en aventures, de ports en ports, de grandes bouffes, en pause crêpes, d'apéros en pause café, les mèmères continuent vaillamment leur vadrouille en Côtes d'Armor.

C'est leur dernier jour, elles sont un peu tristes de partir, mais le retour en Morbihan n'ayant rien d'urgent (pas de bébé affamé ou de mari qui pleure), elles décident de prendre leur temps et se donnent la journée pour faire la traversée de la Bretagne.

Je décide de commencer la journée par une maison connue mondialement, mais qui, par un fait qui échappe à ma compréhension, n'est pas connue de ma copine.

Direction Plougrescant!

Arrivée au bout du chemin, un car est entrain de se garer, un car empli de papys et mamies du troisième âge, qui descendent lentement et précautionneusement les quelques marches de leur véhicule.

Crotte, zut, flutte! C'était bien la peine de partir de bon matin pour se retrouver avec des mémés aux cheveux bleus s'invitant partout sur nos photos. Accélération foudroyante des deux mèmères pour griller le troisième âge!

Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!
Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!
Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!

Tant qu'on est là, on profite de la vue.

Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!
Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!

On se pose sur un rocher, face à la mer et on profite...Jusqu'à ce que le troisième âge débarque, jacassant à tout va, et escaladant les rochers avec peine et canne pour briser notre tranquillité.

Départ pour Tréguier, ses vieilles rues, ses maisons à colombages et ses batiments datant de l'époque où la ville était le siège d'un évêché.

Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!
Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!
Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!
Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!
Les mèmères en vadrouille 3, une maison mondialement connue!

Rentrées dans le Morbihan le soir pour l'heure de l'apéro (pas folles les mèmères), soirée avec des amis. Il me reste alors une journée avant de rentrer, ça passe trop vite! La suite des aventures des mèmères en vadrouille la semaine prochaine!

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Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?

par Hara-kiri

publié dans y a quoi ailleurs

Je te disais donc il y a quelques jours que je reviens de Bretagne, j'ai mangé made in Bzh, lu made in Bzh, suis partie sur les traces de mes souvenirs d'enfance made in Bzh, ai serré dans mes bras mes amis et ma famille, et enfin me suis baladée sur la côte bretonne.

J'ai donc plein de choses à vous raconter, plein d'images à partager;

Dans l'épisode précédent "des mèmères en vadrouille", tu as pu les imaginer marchant d'un bon pas le long de la côte à marée basse, se perdant sur des iles minuscules et se trainant le lendemain pour cause de courbatures plus que douloureuses!

Nous avons décidé de continuer notre périple sur la Côte de granit rose, en commençant la journée par une balade (raisonnable celle-là) à Ploumanach.

Ploumanach, je connais depuis que je suis toute petite, c'est la seule balade qu'on faisait, nous les gamins, de bon coeur. On pouvait cavaler et escalader les rochers dans un cadre magnifique

Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?
Saint Guirec, les pieds dans l'eau

Saint Guirec, les pieds dans l'eau

Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?
Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?
Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?
Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?

Puis nous avons flané (en voiture, hein?) le long de la côte jusqu'à Locquirec où nous avons fait la pause repas, brochettes de fruits de mer ou de poissons cuites sur la cheminée! C'était....Mmmmm! Trop bon!

Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?
Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?
Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?
Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?
Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?

L'après midi s'est poursuivi par une pause crêpes chez une de mes tantes et retour au bercail pour un repas de famille, en passant par Perros-Guirec et ses sculptures en plein air.

Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?
Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?
Les mèmères en vadrouille 2, tu veux du granit rose?

Tu l'auras compris, les vacances en Bretagne, c'est bon pour la santé, on se balade, on respire l'air marin mais on mange aussi beaucoup! Il va me falloir beaucoup de kilomètres à pied pour éradiquer le beurre salé, les crêpes et autres galettes, et le kouign amann!

Bientôt de nouvelles aventures bretonnes des mèmères en vadrouille!

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Dans 25 jours ça recommence!

par Hara-kiri

publié dans y a quoi ailleurs

Dans 25 jours ça recommence!

Plus je vieillis plus je deviens calme et contemplative.... Appelez moi Bouddha ou plus simplement Grand maître yogi Hara-Kiri.

Si je suis honnête, la surdité n'y est pas pour rien non plus! Adieu film numéro un au box office avec acteurs so sexy et musclés à souhait ou autres chanteurs à la mode (ou pas d'ailleurs) qui me feraient mouiller ma petite culotte! Mais comme je suis quelqu'un qui a besoin de culture, d'admirer, de s'esbaudir (j'adore ce verbe!) devant le talent d'autrui, je suis de plus en plus fan d'expos diverses.

Je traque donc le talent en tous genres et surtout le talent silencieux tu l'auras compris.

Et une expo que je ne raterai pour rien au monde (j'exagère mais pas tant que ça) c'est le festival photo de La Gacilly. Cette année cette expo mérite amplement le terme de festival, j'en salive d'avance! Pour que les choses soient claires, je ne suis pas payée pour leur faire de la pub (ils n'en ont pas besoin) et je ne gagne rien, même l'entrée est gratuite puisque le festival se déroule dans les rues du village. Je partage uniquement parce que le concept est fantastique et qu'à chaque fois j'en sors émerveillée.

Cette année donc, les artistes exposés sont des monstres de la photo! Si si, même si tu n'y connais rien en photo, que tu rames avec ton petit appareil numérique pour tenter d'avoir tes enfants en mode "souvenir pas trop flou et bien cadré", tu connais forcément quelques uns de ces photographes.

Commençons par Steve Curry, celui-là je l'ai rencontré dans le magazine du National Geographic avec le portrait à gauche sur le photo de l'installation.

Dans 25 jours ça recommence!

Au programme aussi, Robert Capa, photographe et correspondant de guerre américain. On connait notamment bien ses clichés sur le débarquement en Normandie ou d'autres qui me touchent, montrant les femmes tondues à la Libération.Le festival de La Gacilly exposera ses clichés réalisés en temps de paix comme celui-ci.

Dans 25 jours ça recommence!

Le prochain est un photographe que j'adore, Nick Brandt, je t'en avais parlé l'année dernière . Il témoigne de la disparition des animaux sauvages et ses clichés sont tous poignants.

Dans 25 jours ça recommence!

On continue avec Pete Mc Bride qui a collaboré avec le National Geographic (lui aussi!), cette année sera tournée vers le fleuve Colorado qu'il a suivi sur plus de 2300 kilomètres.

Dans 25 jours ça recommence!

Allez, un petit dernier que je ne connais pas, mais que j'ai hâte de découvrir, Russel James avec son expo "nomad" qui nous fait voyager en Australie sur les terres aborigènes.

Dans 25 jours ça recommence!

Je terminerai ce billet en précisant que bien d'autres photographes seront exposés à La Gacilly et que le festival ouvre ses portes du 31 Mai au 30 Septembre 2014. Tu as donc 4 mois pour trouver le trouver le temps d'y aller et je t'assure que tu ne regretteras pas! Pour moi ce sera en Juin avec les copines et en Septembre avec Cherétendre!

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Un grand moment de solitude ou les péquenots à la ville

par Hara-kiri

publié dans y a quoi ailleurs

Un grand moment de solitude ou les péquenots à la ville

Il y a des moments dans la vie où on se sent seul, très seul.... Des moments où le crétin du lot c'est toi! Sur ce coup là, nous étions deux crétines et un crétin, alors forcément je me suis sentie moins seule....

Si tu as suivi nos aventures notre week-end fut nantais.

Samedi soir nous avions rendez-vous avec une copine dans un café situé sur le cours des 50 otages. Nènès mon super GPS nous amena à bon port après de multiples "Faites demi-tour dès que possible", "tournez à droite" .... réflexion intense dudit Nènès, et finalement "tournez à gauche".... Nènès vieillit et yoyote un peu, mais il est gentil et poli, alors je le garde. Mais nous n'étions pas peu fiers d'avoir garé la voiture à proximité.

Je pose le décor: un soleil radieux, une terrasse bondée, de la bière pression excellente. Tout allait pour le mieux, nous prenions un bain de civilisation en sirotant notre mousse, les corps avachis dans nos chaises et les yeux fermés de bonheur.

Puis en flânant nous nous sommes dirigés vers les vieilles rues bordées de terrasses de restaurants variés pour aller déguster un dîner thaï. La vie était belle et nos mets sauce saté particulièrement goûteux....

En fin de repas, je lève le nez de ma glace pour regarder ce qui se passait dehors et stupéfaction! Une foule dense et serrée (genre marché du matin dans une ville balnéaire en plein mois d'Aout) descendait la rue. Tous dans le même sens, les gens piétinaient.... L'exode? Une évacuation massive de la ville? Un virus les aurait il tous transformés en zombies décervelés? (Oui je regarde the walking dead en ce moment).

Pour retrouver la voiture, il nous fallait remonter à contre sens cette foule compacte. Courageusement nous entamons notre périple, fendant cette marée humaine, évitant poussettes et enfants en bas âge, écrasant quelques pattes canines pour se retrouver coincés à chaque carrefour ou place, pour cause de concerts. Bon, Nantes n'avait rien compris, ils avaient organisé la fête de la musique en avance, et nous avaient rien dit. Demi-tour, on recommence, on progresse avec peine et finalement, satisfaction! Nous arrivons sur le cours des 50 otages qu'il nous fallait traverser pour retrouver notre carrosse. Et là.... Le carnaval! Tout Nantes dans la rue (et ça fait du monde!) admirait des chars ornés de personnages de cinéma! Inutile de te dire qu'il était hors de question de traverser au milieu des chars et des musiciens. Et qu'il était tout aussi hors de question de se trémousser en attendant la fin de la fiesta. Nous voulions nos lits et vite! Demi-tour, encore! Mes mollets déjà mis à mal par la visite du château et de ses nombreuses marches commençaient sérieusement à fatiguer, et à se plaindre. Nous avons finalement pu traverser l'avenue en prenant le carnaval de vitesse, en évitant la foule et en empruntant tout un tas de petites rues. Ouf! Nous allions enfin pouvoir aller nous coucher!

Sauf que.... La voiture était garée dans une rue où, pour cause de carnaval (tu suis?), la circulation était interdite jusqu'à 4 heures du matin, et forcément la marréchaussée veillait..... Là, j'avoue que le découragement nous a saisi....

Nous avons donc du retraversé le carnaval, refendre la foule, écraser encore quelques pattes de chiens, recevoir des pluies de confettis et faire quelques kilomètres à pieds pour, enfin, rentrer se coucher chez notre amie dans le Nord de la ville.

La morale de cette histoire, parce qu'il en faut une, est de toujours vérifier l'agenda des manifestations avant de se balader dans une ville. C'est pas parce qu'il ne se passe jamais rien dans ta cambrousse qu'il en est de même ailleurs!

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Vacances, j'oublie tout!

par Hara-kiri

publié dans Y a quoi ailleurs

Vacances, j'oublie tout!

A la ramasse, à la bourre, en retard, fautive et honteuse, tout ça je suis! J'ai oublié d'écrire mon billet en temps et en heures, et je tâche de me rattraper.

Je t'explique....

Hara-Kiri (oui je parle de moi à la troisième personne) a quitté son Désert et est allée en vacances. Plus qu'en vacances elle a pris une bolée de civilisation, de gens, de culture, de sorties.

Ne t'imagine pas non plus, que je suis partie loin, très loin, sur une île paradisiaque peuplée de mâles à la plastique parfaite, et qu'en plus j'y ai passé des semaines à les reluquer.

Je t'imagine déjà l'oeil envieux, la bave aux lèvres, me lisant avec délectation. Que va-t-elle nous raconter?

Des anecdotes croustillantes? Désolée, non! Je suis partie avec Cherétendre et j'ai été sage, bien sur!

Des aventures de folie? On peut dire ça!

Si je te dis que j'ai chevauché un éléphant énorme, me suis baladée au Japon, ai squatté le nid d'une cigogne, ai mis mes pas dans ceux d'une grande dame duchesse et deux fois reine de France, fait des kilomètres à pieds sur les traces des négriers, ai mangé thaï et qu'en plus l'andouille est ma copine....

Tu me réponds quoi? Hein?

Va faire un petit tour, et tu auras les réponses à toutes tes questions!

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Défi sportif et handicap

par Hara-kiri

publié dans Y a quoi ailleurs

Défi sportif et handicap

Je voulais écrire un billet sur le handicap ou les handicaps et comment on le perçoit qu'on soit du côté handicapé ou du côté "j'ai tout ce qu'il faut où il faut". Le sujet est complexe et même si je côtoie le handicap journellement, je ne suis pas pour autant une spécialiste des handicaps et je t'avoue que je ne savais pas du tout quelle forme donner à ce billet. J'en étais là dans mes considérations, fixant la barre clignotante de mon traitement de texte quand je suis tombée sur une info qui m'a poussée dans la bonne direction, un peu comme un vent salvateur quand tu es en panne sur ton voilier au milieu de l'Atlantique.

Pour lire la suite de cet article, rendez-vous sur Génération Blogueuse.

Défi sportif et handicap

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En France aussi, dans la place ... forte

par Hara-kiri

publié dans En France aussi , Y a quoi ailleurs

En France aussi est un rendez-vous mensuel à l'initiative de Voyage au féminin, Le coin des voyageurs et La terre sur son 31.

Ce mois-ci le thème proposé est "dans la place".

Je vous emmène aujourd'hui en Auvergne, plus précisément dans le Puy de Dôme, au coeur des Combrailles, visiter la forteresse de Château Rocher.

En France aussi, dans la place ... forte

Chateau Rocher a été édifié au XI ème siécle sur une falaise de 150 mètres qui surplombe la Sioule. Nous sommes sur la commune de Saint Rémy de Blot.

Ce château fait partie d'un réseau de forteresses, dont la plupart ont aujourd'hui disparues, édifiées sur la Sioule, lieu de passage entre les provinces d'Auvergne et du Bourbonnais.

En France aussi, dans la place ... forte
En France aussi, dans la place ... forte

Le château, longtemps laissé à l'abandon, s'est peu à peu transformé en ruines, aidé par les habitants des villages avoisinants qui s'en sont servis pour s'approvisionner en pierres afin de bâtir leurs maisons.

Depuis 1964 des bénévoles tentent au fil des années de le restaurer.

En France aussi, dans la place ... forte
En France aussi, dans la place ... forte

Comme beaucoup de bâtisses anciennes, Château Rocher possède son lot de légendes. Ma préférée, qui s'appuie sur des faits réels est celle de la châtelaine Catherine épouse de Hugues de Chauvigny de Blot. Hugues comme tout gentilhomme du 15ème siècle, s'adonne à la chasse au point d'en négliger son épouse. Celle-ci, s'ennuyant fort, trouva réconfort en compagnie de son confesseur ou de son garde du corps (les histoires divergent), Hugues eu vent de l'histoire, et décida de rentrer à l'improviste. Ils surprit Catherine et son tendre ami ensemble. Hugues fut prit d'une rage folle et les enferma dans la chambre de Catherine au 2ème étage de la tour Nord-Est, et les y emmura vivants.

Depuis ce temps, les jours de pleine lune, on peut apercevoir, non pas Catherine se promener dans le château mais son vertugadin (sorte de paniers que les dames mettaient sous leurs robes).

La tour de la châtelaine

La tour de la châtelaine

En continuant la visite, on peut entrer dans la tour dite des oubliettes, qui est en fait le garde-manger glacière du château.

En France aussi, dans la place ... forte

Ou la grande salle avec au fond ce qu'il reste de la cheminée.

En France aussi, dans la place ... forte

Je ne sais pas si c'est la présence de Catherine ou juste la magie des vieilles pierres qui me jouent des tours, mais je suis très zen en ces lieux et ai toujours du mal à les quitter. La prochaine fois, je tente d'y aller pendant la pleine lune et si j'y rencontre Catherine ou son vertugadin, promis je vous raconterai!

En France aussi, dans la place ... forte

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Balade en Côtes d'Armor sur les traces de Maï Manac'h

par Hara-kiri

publié dans y a quoi ailleurs

Je continue ma balade à Saint Efflam commencée pour cette participation au challenge "En France aussi", et vous emmène découvrir deux maisons qui ont une histoire intéressante. Commençons aujourd'hui par la Villa Ker Goz.

Mais tout d'abord, il me faut vous présenter un personnage qui est cher au coeur des habitants de Belle Isle en Terre. Marie Louise Le Manac'h, qu'on appelle couramment MaÏ Manac'h nait en 1869 à Belle Isle, elle est fille d'un meunier et 6ème enfant de la famille. Sa vie ressemble assez à un conte de fée.

Balade en Côtes d'Armor sur les traces de Maï Manac'h

A l'age de 18 ans, elle quitte sa Bretagne natale pour tenter sa chance à Paris. Là bas, elle fréquente Montmartre et les milieux artistiques. Elle y épouse un marchand et part vivre à Londres, son mari décède 6 ans après leur mariage, en 1900. Maï continue sa vie de mondaine et rencontre Antoine d'Orléans duc de Galleria dont elle sera la maîtresse pendant de nombreuses années. En 1910, elle fait une autre rencontre qui va donner un tournant définitif à sa vie et la consacrer comme bienfaitrice de sa ville natale. L'homme qui va faire d'elle une Lady, est Robert Mond, le roi anglais du nickel, il l'épouse, est anobli et le couple richissime acquiert ou fait construire plusieurs maisons et chateaux en Bretagne. Propriétaire d'un chateau à Belle Isle, Maï qu'on appelle maintenant Lady Mond, embellit, et fait de nombreux dons à sa ville natale.

Je connais la maison dont je veux vous parler aujourd'hui depuis mon enfance, je suis passée devant de nombreuses fois soit en me promenant sur la plage, soit en allant rendre une visite à la fontaine Saint Efflam. Je n'ai découvert son histoire et celle de sa propriétaire qu'il n'y a que quelques années à l'occasion de vacances avec Lacadette. Voulant l'emmener sur les lieux de mes vacances d'enfance, j'ai essayé d'en apprendre plus sur le village de Saint Efflam. j'aime faire du tourisme en étudiant l'histoire d'un lieu.

Quand on traverse Saint Efflam, on ne se rend pas forcément compte que pendant les années folles, de nombreuses maisons ont été construites par de riches industriels, Saint Efflam était alors une station balnéaire à la mode, et de nombreuses "cocottes" venaient y passer des vacances.

Lady Maï n'a pas échappé à cette mode et dans les années 30, elle y fait édifier face à la mer, une maison conçue par un architecte, mélangeant un style fantaisiste et des éléments gothiques d'une chapelle démontée à Plounérin.

Balade en Côtes d'Armor sur les traces de Maï Manac'h
Balade en Côtes d'Armor sur les traces de Maï Manac'h

Voilà notre balade s'achève ici, j'ai aimé vous parler de la petite Maï devenue Lady avec comme excuse cette maison à l'architecture peu commune.

Notre prochaine promenade en Côtes d'Armor empruntera une fois de plus la direction de Saint Efflam, où je vous emmènerai visiter une maison incroyable datant elle aussi des années folles.

Vous pouvez me retrouver sur ma page facebook ou celle du blog.

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Brèves de gare ou des vies qui se croisent

par Hara-kiri

publié dans y a quoi ailleurs

Brèves de gare ou des vies qui se croisent

Pour moi qui vis au milieu de nulle part, isolée; une grande ville et ses habitants sont une source incroyable d'inspiration. Se poser, regarder les gens, imaginer leurs histoires, leurs bonheurs, leurs malheurs est un jeu auquel je me prête régulièrement.

J'ai l'impression d'être un ethnologue observant une tribu bizarre....

Il y a quelques semaines, j'ai passé une heure à attendre dans une grande gare, j'avais bien un livre dans mon sac, mais après avoir parcouru le premier chapitre, il a bien fallu me rendre à l'évidence que les gens m’intéressaient beaucoup plus. Je me suis donc adossée à un mur, j'ai coupé le son de mon appareil, et dans mon silence j'ai décortiqué les âmes humaines croisées.

Une gare ou un aéroport, ce sont plus de petites histoires qui se croisent en s'ignorant. Un couple âgé qui s'embrasse, heureux de se retrouver. Un homme d'affaire, la petite soixantaine, costume impeccable, le pantalon cassant juste à la bonne longueur sur une paire de chaussures cirées à la perfection, vêtu d'un manteau couteux et balançant à bout de bras un sac rempli de dossiers sans doute importants. Il traverse la gare d'un pas rapide et décidé, ignorant tout des vies qu'il côtoie pour un court instant.

Une voiture de police s'arrête, quatre représentants de l'ordre établi en descendent. L'un d'entre eux à plus particulièrement attiré mon attention. Une trentaine d'années, le crâne rasé, lunettes de soleil sportives masquant une partie de son visage fermé (à 17h00 en hiver...), démarche chaloupée à la Rocky Balboa, roulant des mécaniques. Son regard d'aigle en chasse balaye la gare et il fond sur un jeune homme à l'air fatigué, lui demandant ses papiers, le jeune obtempère. Rapide coup d'oeil sur la carte d'identité, le chasseur a trouvé d'autres proies bien plus alléchantes!

Assis à une table du buffet, deux jeunes noirs boivent des cocas et un peu plus loin un jeune garçon, dreadlocks très longues, sirote un verre en contemplant sa guitare. Le représentant de la loi, se redresse, gonfle ses pectoraux, et l'air agressif, aborde les trois jeunes gens. Papiers!

Les deux jeunes noirs obtempèrent, sans discuter, un peu anxieux quand même avec ces quatre flics autour d'eux. Intimidation... Puis fouille, poches et sacs. Déception du côté de la maréchaussée, rien!

Arrive le tour du jeune baba cool tendance écolo, sa carte à la main, il a l'air de celui à qui on l'a fait de nombreuses fois... Etude minutieuse de sa carte d'identité, fouille de ses poches bras écartés, je vois bien que la moutarde, pas forte, douce la moutarde, commence à monter au nez de notre jeune musicien. Fouille hargneuse de son sac à dos, le jeune argumente un peu. Quand soudain, deux jeunes filles, jambes de sauterelle, yeux de biche et chignons flous sortent du relais et se mêlent à la scène. L'une d'elles parle avec un sourire immense aux uniformes, écarte les bras, invitant à la fouille. Elle aussi, il n'y a pas de raison! Gêne chez les trois discrets représentants de la loi, l'autre se redresse encore en continuant de fouiller les maigres affaires du chevelu. La scène se terminera assez vite, les deux jeunes femmes, avec sourire et beauté ont vite désamorcé la colère qui commençait à monter entre les protagonistes. Les flics repartent arpenter la gare, Rocky plus chaloupé que jamais. Les jeunes se congratulent, s'embrassent et se séparent. Vous avez dit délit de sale gueule? Pourtant ils étaient beaux ces trois jeunes....

La maréchaussée dépitée mais toujours fière repartie, je reprends donc mon observation de la population urbaine. Je suis dehors, fumant une cigarette dans le froid, quand deux gazelles arrivent à pieds. Magnifiques les gazelles. Pantalons derniers cris moulant leurs fesses, talons vertigineux, perruques impeccablement coiffées, bijoux clinquants, faux cils pour l'une et lunettes gigantesques pour l'autre. Elles errent comme à la recherche de quelqu'un, posent avec des attitudes très très sexy et discutent en faisant de grands gestes. Une chose me gêne sans que je puisse mettre le doigt dessus... J'observe donc plus attentivement et finit par comprendre. Mes deux gazelles magnifiques sont en fait des gazous... D'un genre masculin à la naissance et d'un genre féminin par la suite. Il n'en reste pas moins qu'elles sont magnifiques, et si j'en crois les regards des gens qu'elles ont croisés, envie ou jalousie les accompagnent.

Il est temps pour moi de mettre fin à mon étude sociologique et de repartir dans mon désert, la tête remplie de tous ces portraits. A bientôt pour d'autres petites histoires qui se croisent en s'ignorant.

Mes petites histoires sont aussi sur ma page facebook ou celle du blog.

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