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Un peu d'espoir dans ce monde de brutes

publié dans Y a quoi ailleurs

L'actualité n'est pas gaie, loin s'en faut... Je me tiens au courant de l'actualité via internet, aujourd'hui au sommaire les élections américaines (encore!), les 6 mois de notre nouveau président tout neuf, l'augmentation des prix (on en reparlera), les astuces contre la dépression hivernale (on pourrait en reparler aussi...), le spray pour stimuler l'orgasme féminin (????), et un peu d'espoir: le secrétariat du Père Noël est ouvert!

Alors quand je tombe sur un site qui s'appelle "journal des bonnes nouvelles", je me précipite tout en me disant que les pauvres doivent bien galérer à remplir leur édito.... j'ai donc parcouru ce site et sélectionné une bonne nouvelle qui me touche particulièrement.

Plutôt que de vous raconter, je vous fais un copier-coller de l'article du Monde:

 

Vingt-cinq ans après s’être perdu, un Indien retrouve sa maison grâce à Google Earth

Vendredi, 12 Octobre 2012 00:00Le Monde

 

C'est l'histoire de Saroo Munshi Khan, qui s'est perdu dans une gare de Calcutta à l'âge de 5 ans, et a retrouvé le chemin de sa maison vingt-cinq ans plus tard, après des nuits blanches à chercher, au fin fond de Google Earth, des bribes de ses souvenirs d'enfance. Racontée parVanity Fair, et repérée par Rue 89, l'histoire vraie commence à la fin des années 1980, dans une petite maison en terre et au toit en tôles.

Un jour, le garçonnet part avec son grand-frère mendier dans un train. Celui-ci se met en route vers une ville à deux heures de là, Burhanpur. L'enfant, épuisé, s'endort sur un banc de la gare. Son frère s'absente et ne revient jamais. Saroo entre dans le premier train venu et, encore confiant, s'endort. Quand il s'éveille, les wagons filent à travers la campagne indienne. "Il n'avait pas de nourriture, pas d'argent, ne savait pas jusqu'où il était parti, ni où il allait", narre Vanity Fair. L'enfant se retrouve finalement, à la nuit tombante, dans une gare inconnue. "Saroo vit ce qui semblait être une mer d'hommes, de femmes et d'enfants sans domiciles. Il passa à côté de cadavres aussi. Il ne savait pas, à ce moment, qu'il avait atterrit dans la gare principale de Calcutta."

Saroo est analphabète, et ne connaît pas le nom de sa ville d'origine. Après avoir passé des semaines à prendre des trains au hasard pour tenter de retrouver sa maison, après avoir failli se faire enlever par de présumés pédophiles, après bien des nuits passées dans la gare de Calcutta, Saroo est "recueilli" dans une prison pour enfants, d'où il est sorti par une association, qui le place dans un orphelinat. Il est ensuite adopté par un couple d'Australiens, dans une confortable maison climatisée de Tasmanie. Saroo s'adapte à sa nouvelle vie, "mais secrètement, il est hanté par le mystère de son passé". Un beau jour, l'idée surgit dans son esprit : retrouver sa maison sur Google Earth, quelque part dans le vaste sous-continent indien.

La traque virtuelle commence, et durera plusieurs années. De Calcutta, il suit les voies ferrées, au gré du scroll de sa souris, en quête d'un élément qui titillerait ses lointains souvenirs. Puis, se basant sur le temps de son trajet en train, et sur la vitesse moyenne des trains indiens dans les années 1980, il circonscrit ses recherches dans un cercle de 960 km de rayon autour de Calcutta. Une nuit, Saroo repère enfin un paysage familier : "Un pont près d'un réservoir industriel, à côté d'une station de train." C'est Burhanpur, la première gare, où il a perdu son frère. Sur Google Earth toujours, il suit alors la voie ferrée, passe les ponts, les arbres, et tombe sur une rivière qui éveille en lui des images. De là, il parcourt sur son écran, de mémoire, le chemin vers le centre-ville. Ses espoirs se confirment grâce aux réponses des membres du groupe Facebook de son village, "Khandwa my home town".

Comme dans un rêve, Saroo s'envole alors vers son pays natal. Et finit par se retrouver devant une petite maison en terre au toit en tôles. Un habitant le guide : "Voici ta mère""Sans rien dire, la femme s'avança, et le serra dans ses bras. Saroo ne pouvait parler, ne pouvait penser, ne pouvait pas faire grand chose de plus que de tendre ses bras et la serrer aussi. Puis sa mère le prit par la main, et ramena son fils à la maison", raconte Vanity Fair.

Cet article me touche particulièrement parce que depuis maintenant 12 ans, nous parrainons un petit garçon de Calcutta, il s'appelle Hasiful. Il a maintenant 20 ans, et est en licence, nous nous écrivons de temps en temps, suivons ses progrès, ses soucis, donnons de nos nouvelles. Ce gamin a le chance d'avoir une histoire "construite", décès des parents, confié à un orphelinat puis à un deuxième où il vit depuis 15 ans. mais c'est un cas rare, la plupart des gamins de Calcutta ont une histoire semblable à celle dépeinte dans l'article, ils se sont perdus dans un train ou ont été abandonnés dans la rue. Alors fichu monde, ma pierre à l'édifice est modeste, mais elle a le mérite d'exister malgré nos moyens réduits. Si les "grands" de ce monde participaient, les choses pourraient être faites "en grand", et le monde n'en serait que meilleur!

C'était ma minute en mode " et si on disait que le monde était meilleur? ".

 

 

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