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Claire (épisode 2) ou une vie de femme

par Hara-kiri

publié dans y a quoi dans mon arbre

Claire (épisode 2) ou une vie de femme

Le 11 Mars 1795 j'épouse donc Jean Pinguet, j'ai 11 ans et demi, il en a 18. Un homme, alors que je ne suis qu'une gamine.... Non qu'il soit laid ou désagréable, je suis juste perdue, morte de peur même si je sais que l'on ne vivra pas comme mari et femme avant de longues années. Le maire du village note sur l'acte de mariage que j'ai 13 ans, une façon de se donner meilleure conscience?

Je pars donc vivre chez mon époux, ses parents et ses frères et soeurs. Mon père, lui, s'installe chez un de mes frères aînés. Ma vie ne change guère, de bons et de mauvais moments, je travaille, mange et dors. Mon mari est cultivateur, et le travail de la terre est rude tant pour les hommes que les femmes.

Mon père meurt en 1800, à l'aube d'un nouveau siècle qui amènera peut-être (je l'espère) du changement dans la vie de toutes les femmes.

J'accouche de mon premier enfant en 1805, c'est une fille, Elisabeth, elle est magnifique et je ne me lasse pas de la contempler, émerveillée d'avoir enfanter une petite chose aussi parfaite! Mon accouchement a été difficile et douloureux, et je prends la décision de tout faire pour devenir sage-femme, et aider les femmes dans la douleur. 3 ans plus tard, je mets au monde une deuxième fille, Gilberte qu'on appellera Jeanne à la maison, Jean aurait préféré un garçon, mais je suis heureuse d'avoir une autre fille! Elle est tout aussi jolie que sa soeur, mais si différente! J'ai 25 ans, deux enfants en bonne santé, un mari courageux, un toit sur la tête et de quoi remplir les assiettes. La vie pourrait être pire!

Elle le deviendra... En 1810, mon époux me laisse seule avec nos deux filles, un décès qui me frappe de plein fouet, mais il faut me battre! La plupart des femmes se remarient rapidement après un veuvage, je refuse, et continue ma vie, notre vie, seule. Je suis sage-femme du village, m'occupe de mes deux enfants et travaille la terre, en espérant des jours meilleurs.

Les jours meilleurs ne viendront pas, l'année 1815 sera la pire de toutes!

En 1814, les signes ne trompent pas, je suis enceinte! Je suis horrifiée, que faire? Je travaille encore plus dur, en tachant d'oublier cette situation et en espérant que Dieu réponde à mes prières en rappelant à lui ce petit être non désiré. Hélas, j'accouche d'un garçon en Février 1815, il s'appellera Gilbert, je ne le reconnaîtrai pas. Il sera placé rapidement et sort ainsi définitivement de ma vie. 5 mois plus tard, comme pour me punir de ma faute, ma petite Elisabeth meurt de maladie. Je sais qu'à notre époque de nombreux enfants décèdent avant d'atteindre l'age adulte, je sais que c'est la vie, que c'est comme ça, que Dieu en a décidé ainsi, mais je ne peux m'empêcher de trouver sa décision injuste. Le désespoir me prend parfois, et je me demande si ma vie deviendra meilleure un jour.... Sommes nous sur terre uniquement pour souffrir, expier comme le dit le curé de notre petit village?

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Claire (épisode 1) ou la condition d'une femme

par Hara-kiri

publié dans y a quoi dans mon arbre

Claire (épisode 1) ou la condition d'une femme

Tout d'abord bonjour à tous,

Je ne sais trop comment commencer mon histoire.... Hara-Kiri m'a laissé la plume afin que je raconte ma vie....Que dire? Ma vie ne me parait pas interessante, je suis, somme toute assez insignifiante....

Je crois que mon histoire commence bien avant ma naissance, avec mon père.

Blaise Montagne, puisqu'il s'agit de lui, est né en 1725 dans ce que vous nommez le département de la Creuse. A l'âge de 20 ans, il se marie avec Gilberte, que je ne connaîtrai pas. Il est meunier, puis plus tard, laissant le moulin à son fils aîné, tient une taverne. C'était un homme dur, dur au travail, dur en affaires, et dur en famille. Il aura de nombreux enfants avec sa première femme, certains que je rencontrerai, d'autres dont je n'entendrai jamais parlé, morts en bas âge. Ainsi va la vie.

Gilberte décède en 1772, agée de 48 ans, sans doute épuisée par ses nombreuses grossesses. Je ne peux m'empêcher d'envier votre condition de femmes françaises du 21° siècle! Hara-Kiri m'explique que vous choisissez combien d'enfants vous aurez et quand vous les aurez! La médecine a fait de grands progrès sans doute! A mon époque, les médecins sont réservés aux nantis, et si je puis me permettre (il parait que je peux), ils tiennent plus du boucher, que du médecin tel que votre contemporaine me l'a expliqué. Mon père n'est pas un saint, loin s'en faut! Suite à son veuvage, il n'a pas renoncé aux femmes, et l'alcool présent dans sa vie ne l'y aide pas.

Le 3 Juin 1783, il épouse ma mère, Anne Giganon, Il a 58 ans, elle en a 34... Elle est veuve et a 3 enfants à élever. Je nais le 17 Octobre de la même année.Ne calculez pas, ma mère est dans une position intéressante lors de son mariage, position qui ne lui laisse pas le choix de son avenir (mais épouser le meunier du village n'est pas si mal), sous peine d'être mise au bans de notre petit village, et de plus ou moins mourir de faim, ou de honte. Là encore, votre vie diffère bien de la nôtre. Mon enfance n'est pas rose, je travaille, très jeune, et gagne mon pain. Ma mère est aimante, mon père indifférent. A mon époque, une fille rend des services à la maison, mais elle est aussi source de tracas. Outre qu'elle ne peut remplir l'office d'un garçon au moulin, elle doit être dotée pour trouver un époux digne de ce nom.

Pour mon plus grand malheur, ma mère meurt juste avant que je n'atteigne mes 11 ans. Mon père a alors 69 ans, je prends facilement en charge la maison, et fais au mieux pour satisfaire ses besoins.

En réfléchissant à ma vie telle qu'elle aura été par la suite, je me dis qu'il a sans doute voulu assurer mon avenir, et honorer une promesse faite le jour de ma naissance. Dans les semaines qui suivirent le décès de ma mère, mon parrain, Martin Pinguet, vint souvent chez nous. De longues discussions s'ensuivirent entre lui et mon père, discussions auxquelles je n'assistais pas.

Peu de temps après, mon père m'annonça que j'allais me marier! Je protestai que je n'avais que 11 ans et que ça n'était pas possible! Sa décision était prise, et non négociable. Je préparai donc mes noces, la mort dans l'âme et la peur au ventre. Je connaissais mon promis depuis toujours, c'était le fils de mon parrain. Mon destin était donc scellé depuis ma naissance, et je me devais de le suivre.

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Surdité, truc en plus et décryptage

par Hara-kiri

publié dans y a quoi dans mon silence

Surdité, truc en plus et décryptage

Quand je rencontre des gens devenus sourds récemment et un peu perdus, je leur explique qu'une fois qu'ils auront accepté cette modification de leur vie, ils pourraient pourquoi pas, y trouver du positif.... Je dis aussi, que maintenant je me vois comme une personne normale mais avec un truc en plus!

La plupart se voyant diminués ou au mieux avec un truc en moins (les oreilles), sont surpris! Mon truc en plus, est sans doute mon aptitude à décrypter les gens, leurs attitudes, leurs expressions faciales qui disent souvent le contraire du discours oral. Je suis obligée de compenser la mauvaise "réception" du discours par une attention décuplée, le visage et le corps des gens me parlent tout autant que la bouche... J'observe souvent... Je ne le fais pas exprès mais j'observe, c'est devenu naturel... J'observe encore plus quand je suis dans mon silence, ayant coupé le son pour une raison ou une autre (en général, ras le bol du bruit).

Le week-end dernier, nous étions à une fête organisée par des amis, 50 personnes dans une salle avec musique à fond! Tout ce que j'aimais avant, et tout ce que je déteste maintenant! Je suis donc passé en mode silence, et ai observé.... Le papa devenu sourd d'une amie qui n'accepte pas et met en place une stratégie compliquée pour que ça ne se voit pas. Ne pas fixer les autres, ainsi ils sont moins enclins à vous parler, en groupe imiter les expressions faciales des autres, sourire quand ils sourient, être sérieux quand les autres le sont, etc.... La fille grande gueule, qui cherche toujours à se rendre indispensable dans l'organisation des soirées (et qui me tape sur les nerfs), mais qui, en fait est très mal à l'aise en société et a une piètre image d'elle même. Le copain bout en train, qui débarque avec mille anecdotes ou blagues, mais qui, pour moi, a l'air fatigué et déprimé, et joue le rôle dans lequel on l'attend. Bref, tout un tas de choses que les gens cachent, mais que je vois.

ça m'a quand même posé quelques soucis.... Quand Cherétendre rentrait du boulot, agacé, stressé voire en mode" je suis un dogue", je le décryptais dès qu'il franchissait la porte... Et j'avais tendance à passer en mode "attaque la première", d'où incompréhension, engueulade..... Le pire est que je ne m'en rendais pas compte, c'est une discussion avec Lainée qui m'a ouvert les yeux (sourde et miro!), elle m'a dit que je sautais sur son père avant même qu'il ouvre la bouche.... Réflexion intense de ma part (si, si ça arrive!).....Et on en a parlé, il a du mal à admettre qu'il puisse être transparent à ce point, mais qui l'admettrait? Depuis je fais plus attention, je reste zen et il essaye de rentrer avec le sourire....

Mon truc en plus n'a rien de magique ou d'épatant, il est à la portée de tout le monde, mais, vous, entendants, vous êtes plus sur l'écoute que sur le visuel et vos informations sont différentes des miennes. Il faut bien que je compense! Maitre Yoda dirait: un truc en plus tu auras!

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L'actu fait des pléonasmes

par Hara-kiri

publié dans y a quoi dans mon ordi

Pléonasme: figure de style qu'il convient de ne pas utiliser trop souvent sous peine de passer pour une demeurée!!!!! Passant déjà pour une demeurée, j'y vais a fond!

Au menu aujourd'hui:

- Un attentat monstrueux aux Etats Unis

- Un député, politicien ambitieux, qui ne sait quoi faire de son argent pas très propre et qui pleure parce qu'il a fraudé...(Là j'ai fait fort, y en a plusieurs)

- Des ministres qui gagnent beaucoup d'argent mais qui n'ont pas de comptes planqués! Hum....

- Une famille médiatique et connue, sans doute pas assez, qui règle ses comptes en hurlant fort sur internet.

- Un dictateur asiatique complètement mégalo 

- Et j'oubliais le chanteur pour adolescentes écervelées qui est sûr qu'Anne Franck l'aurait adoré..... (nombreux pléonasmes adolescentes écervelées, chanteur adoration.....)

Elles sont où les bonnes nouvelles, ou la bonne nouvelle? Je me contenterai volontiers d'une seule, petite, toute petite étincelle d'espoir. Mais bonne et nouvelle, c'est pas un pléonasme.... C'est quoi l'inverse de pléonasme?

 

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"Troisième humanité" de Bernard Werber

par Hara-kiri

publié dans Y a quoi dans ma bibliothèque

"Troisième humanité" de Bernard Werber

Bernard Werber a une place à part, pas dans ma bibliothèque où il est logé à la même enseigne que bien d'autres (serrés, compressés, voire en vrac), mais dans mon coeur. Je l'ai découvert en 1993, enceinte de Lacadette et condamnée au canapé toute la journée. Il a donc, avec ses Fourmis, rythmé bien des journées de fesses douloureuses, côtes en long, contractions et grosses angoisses!

Forte de ma résolution de ne point acheter de bouquins en ce moment, je n'avais même pas effleuré du regard sa Troisième humanité au moment de sa sortie... Forte je suis! Hein?

Pas tant que cela.... je l'ai acheté la semaine dernière! Je sais, c'est pas bien! Mais, il en valait le coup!

C'est du grand Werber!

Que dire?

En commençant ce billet je savais que ça allait être galère!

Comment raconter l'univers Werber?

C'est un bouquin a plusieurs degrés de lecture comme d'habitude, on peut le prendre, le lire d'une traite sans réfléchir et le fermer en soupirant que ce soit déjà fini.(Comme avec les Fourmis en s'imaginant qu'il nous parle que d'insectes). Ou on peut, aussi, réfléchir. Lire le soir au lit, un chapitre par exemple, fermer le livre, creuser son oreiller, soupirer d'aise en pensant à la nuit réparatrice qui arrive, fermer les yeux et.... Réfléchir! (Merci Bernard pour mes insomnies!).

Je ne vous raconterai pas le livre, l'histoire des Géants, des Petits et des Tout-petits, de nous qui sommes la deuxième humanité, de celle qui nous a précédés, ça ne servirait à rien! J'ai plus envie de vous parler de la Terre, Gaia, notre mère à tous, maltraitée, blessée, exploitée, déchirée et en colère! Comme une mère face à des enfants indisciplinés, elle gronde, prévient puis sévit, durement.

De catastrophes écologiques en catastrophes naturelles, ce livre nous amène à nous retourner sur nos vies, sur la société que l'on a bâtie, sur le consumérisme à outrance, le profit roi, et la destruction de notre planète; et nous propose, non pas des solutions, mais des futurs possibles.

Dévorant l'ouvrage pages après pages, j'ai eu la surprise de découvrir que ce n'est que le premier tome d'une série!

Dis Bernard? La suite, c'est pour quand?????

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J'ai un nouvel ami!

par Hara-kiri

publié dans y a quoi dans mon arbre

J'ai un nouvel ami!

Léon Vivien est mon ami! C'est un nouvel ami Facebook. Tu me diras "et alors? Facile de se faire de nouveaux amis sur les réseaux sociaux!"

Et alors?

Léon est né en 1885, nous sommes en 1914 et il est au front. De là-bas, il nous raconte son quotidien.

Cette initiative de génie est l'oeuvre du Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux. Depuis le 10 Avril, on peut suivre "en direct" la grande guerre vue de l'intérieur. Léon a déjà plus de 30 000 amis passionnés comme moi.

Les passionnés d'histoire y trouve un récit jour après jour d'une guerre pas si lointaine. En lisant ces lignes, je pense à Job mon arrière grand-père parti au front, en laissant sa femme et ses deux petites filles à la maison. Job est revenu, pas tout à fait pareil mais vivant. J'ai aussi une pensée pour les 3 arrière grands pères de Cherétendre, qui eux, ne sont jamais rentrés au pays.

Les scolaires y trouveront aussi une autre façon d'étudier l'histoire, plus dans l'air du temps et complémentaire avec ce qu'on leur enseigne au collège ou au lycée.

Preuve qu'internet peut être aussi un espace culturel de qualité!

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Donc...

par Hara-kiri

publié dans y a quoi ailleurs

Donc...

Donc, je rentre de Bretagne.

Donc, je suis de bon poil.

Donc j'ai pris ma dose de relations sociales.

Donc, j'ai fait des balades vivifiantes sur la Côte morbihannaise.

Donc, pour une fois, je n'ai ramené ni coquillages, ni petits galets, même planqués dans mes poches!

Donc, j'ai dormi comme une marmotte.

Donc, j'ai mangé huitres, bar au beurre blanc et kouign amann.

Donc, ma bouée a pris de l'ampleur.

Donc, j'ai même fait du sport. (un peu)

Donc, j'y retourne dans un mois!!!!!!!!!

Donc, je vous saoulerai encore avec ma bonne humeur!

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"Et puis Paulette" de Barbara Constantine

par Hara-kiri

publié dans Y a quoi dans ma bibliothèque

"Et puis Paulette" de Barbara Constantine

Un titre qui m'a parlé, encore!

Et des vieux, encore!

En fait toute cette histoire, c'est la faute aux Lulus, deux gamins qui ne savent pas encore qu'il y a des choses qui se font et d'autres pas.

Ferdinand, 70 ans ( le grand-père des Lulus) vit très très seul dans sa grande ferme. A côté Marceline, survit tant bien que mal dans une ruine, cultivant les légumes pour éviter de cultiver les souvenirs.Les Lulus, en toute innocence émettent l'idée que Marceline aille vivre dans la trop grande maison de Ferdinand.

C'est le début d'une communauté, d'une alliance contre la vieillesse, la maladie et surtout contre cette fichue solitude qui bouffe le monde actuel.

D'autres personnages vont se joindre à eux, les soeurs Lumière, deux vieilles déjantées et un peu grincheuses mais perturbées d'avoir été chassées de chez elles, Guy sans sa Gaby qu'il aimait d'un amour incroyable malgré le grand age et la fuite de la mémoire, et des jeunes aussi, histoire de secouer les habitudes! Et puis Paulette bien sûr!

Ce livre est un concentré d'optimisme, une bouffée d'altruisme dans une société nombriliste. Je me suis surprise à rêver d'une communauté de vieux, d'esseulés, de laissés pour compte, chacun prenant soin des autres dans la mesure de ses moyens.

Plus tard, quand je serai vieille, j'aimerais bien aller vivre chez Ferdinand

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Trucs et astuces, la suite: le téléphone

par Hara-kiri

publié dans y a quoi dans mon silence

Trucs et astuces, la suite: le téléphone

Je disais donc... Faut s'adapter!

Si ce mot ne faisait pas partie de votre vocabulaire,

Va falloir réviser votre dictionnaire! (ça rime, je suis contente!)

On en était restés à la maison, on a résolu ou pas, le problème de la sonnette d'entrée et nous allions attaqué de front le téléphone....

Le téléphone.... Bête noire, tête de turc des sourds et malentendants. Indispensable à la maison comme au boulot même au 21ème siècle, ère d'internet!

Téléphoner, il faut! C'est munis de cette maxime, qu'on est très bêtes, paralysés devant cet engin qui, on ne le dira jamais assez est bien plus bête que nous! Bien plus bête, oui! Mais inutilisable! Là, j'avoue à ma grande honte, n'avoir pas, pour l'instant, de solutions. Si vous êtes appareillés, et que vous comprenez les conversations sans trop de soucis, vous pouvez téléphoner via la boucle magnétique (système qui envoie le son directement "dans votre tête", c'est en tous cas l'effet que ça fait, en éliminant tous les bruits extérieurs). Il suffit pour ça de positionner votre appareil sur le programme "boucle magnétique" (si vous ne savez pas, demandez à votre audioprothésiste) et de disposer d'un téléphone équipé. Pour ceux qui n'auraient jamais testé la boucle, il en existe dans les postes, gares et autres administrations. Elles sont signalées par le logo bleu oreille barrée avec un petit T en dessous.

Les autres.... La solution la plus simple est de demander de l'aide à un entendant. Je sais, vous allez me dire: "Hara-Kiri, ta solution n'en est pas une !" Mais pour l'instant, je n'ai que ça, et ça ne me réjouit pas! Imaginez la tête de Cherétendre quand je lui demande de prendre rendez-vous chez mon gynéco.... Et cette même tête qui s'allonge de plus en plus, quand la secrétaire lui signale sèchement que "Mais Monsieur vous êtes chez un gynécologue"! Une autre solution consiste à se déplacer, je connais de nombreux sourds qui le font, mais que de temps perdu! Et moi qui habite dans un désert, je passe un temps infini sur la route juste pour prendre un rendez-vous! Pas top non plus!

Il existe malgré tout une solution pour que tous les sourds téléphonent. La loi de 2005 nous l'a promis, on devait l'avoir en test en 2012, on est en mars 2013 et on n'a toujours rien! Anne, ma soeur Anne ne vois tu rien venir?

Le téléphone pour nous, les sourds! Si, si! ça existe déjà dans de nombreux pays. Le système est simple, on téléphone avec notre ordinateur, via une plate forme avec interprète LSF, codeurs LPC ou transcripteurs écrit. Ainsi tout ce que notre interlocuteur nous dit, nous sera transcrit dans notre langue de prédilection.... ça fait rêver!

Ce système est déjà en place pour les entreprises, il suffit pour cela que votre entreprise fasse une demande de prise en charge à l'agefiph. Comme ça, on dirait le monde des Bisounours, je sais que de nombreuses entreprises n'ont pas envie de s'embêter avec l'accessibilité et c'est fort dommage!

Pour nous, les particuliers, le système aurait du être testé cette année.... Nous sommes plusieurs centaines de testeurs volontaires, recrutés via des associations. Je disais "aurait du", parce que pour l'instant c'est l'arlésienne!!!! Soyons juste l'Etat a lancé un appel d'offres, infructueux. Commentaire du ministère pour s'excuser:" le dossier est plus compliqué qu'on l'avait imaginé".... ça fait rêver! J'entends parler de ces centres relais téléphoniques depuis que je suis sourde (2007), ils existent dans de nombreux pays. Aux Etats Unis, ils fonctionnent dans tout le pays et permettent aux sourds de téléphoner 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7. Ils ont fait quoi au ministère ces dernières années?

Bref, pour l'instant pas de téléphone pour les sourds... C'est comme ça, il vous reste tout de même les sms, et les conversations instantanées sur internet.

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Celtamour

par Hara-kiri

publié dans y a quoi dans ma vie

Celtamour

On a tous besoin d'un endroit, un endroit où on se sent chez soi, bien dans ses baskets. Comme une extension d'un cordon ombilical qui nous relie à un lieu.Cet endroit pour moi, c'est toute une région. La Bretagne!

Je n'y ai jamais vécu, à mon grand désespoir, mais ma mère, bretonne, a su me donner la culture, les racines et l'amour de ce pays. Certes, elle n'était pas de très bonne foi, en Bretagne tout était bien, les paysages, la mer, les habitants étaient fantastiques, aimables et gentils, et la gastronomie légère incomparable!

J'y ai passé tous mes étés, en bord de mer, lachée sur la plage avec cousins et cousines. La Bretagne c'était ma liberté à moi!

Devenue adulte, j'y suis moins allée, manque d'argent essentiellement... Mais j'y retournais dès que possible, j'ai à mon tour donné ces racines à mes filles.

Ma Bretagne familiale, c'est les Côtes d'Armor, la Manche, les grains, le zef, la pêche à pieds, les châteaux de sable, les chasses au trésor des pirates qui n'ont pas manqué de passer là, les parties de petits chevaux, les galettes aux saucisses, l'andouille de Guéméné, et le far aux pruneaux.

Ma Bretagne amicale, c'est le Morbihan, les soirées avec les copines, les dégustations d'huitres en terrasse accompagnées d'un petit verre de blanc, les balades à pieds sur la Côte, les moules marinières (toute autre sauce est à proscrire, si les moules sont bonnes, point besoin d'en masquer le gout!), les repas improvisés, le temps de vivre, de respirer, de se ressourcer.

Quand la misère sociale dans mon désert me pèse, je fais mon sac et direction la Bretagne.

Là, je sature, samedi je pars!

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