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Réponse à mes lectrices et lecteurs 2

par Hara-kiri

publié dans Marie Belfaud raconte

Réponse à mes lectrices et lecteurs 2

Les questions, remarques, sur le livre continuant à fuser, me revoici donc ici pour tenter de vous répondre.

Pas assez de trolls des montagnes. Alors... j'ai réfléchi, fort, très fort. Et je ne vois pas, pour le moment, comment introduire ne serait-ce qu'un seul tout petit troll des montagnes dans mes écrits. Mais je vais essayer, promis!

Ah!!! Il y a mon nom dedans! Oui, mais comme tu le noteras, chère lectrice, on ne se connaissait pas donc... Le nom de Le Goff (le forgeron en breton, petite minute culturelle) correspond juste à un besoin irrepressible de mettre un bout de Bretagne (même tout petit), dans mes histoires. La génétique, sûrement.

Ah!!! Il y a une sourde! Oui. Là aussi, ça me correspond puisque je suis sourde. Il se trouve aussi que j'aime expliquer la ou les surdités aux autres. Donc oui, de temps à autre, des sourds se baladeront dans mes romans. Note pour...: non, la surdité ne se résume pas à un détail technique empêchant de téléphoner.

Lucie est inconsciente de ne pas utiliser de préservatifs et l'auteur porte une responsabilité au travers de ce qu'il véhicule comme valeur. Certes, mais on n'écrirait plus que sur des êtres raisonnables, intelligents et réfléchis. Qui a dit chiants? Plus de drogués dans les livres, des fois qu'on donne envie aux lecteurs de se faire une ligne sur la table de chevet, plus de tueurs en série, parce que ce ne sont pas des exemples à suivre, et pas non plus, de gens à la moralité douteuse. Alors, que faire? Eradiquer tout le mal des romans? Mettre des avertissements? "Attention, il s'agit ici d'une fiction, il est bien évident que vous devez utiliser des préservatifs  contrairement à cette bécasse de Lucie." Ou: "tuer des gens est hors la loi, le tueur en série décrit dans ce livre, y est pour les besoins de son auteur." Ça ne s'appelle pas de la censure? Auto ou pas?

Les juifs. Je trouve ces familles si caricaturales... Ça confortera certains lecteurs, déjà antisémites... J'avais décidé de ne pas polémiquer sur cette remarque et la précédente. J'ai engrangé la critique, en ai pris note et c'est tout. Même si je dois bien admettre que ça m'a, quand même, turlipinée pas mal. Me taxer d'esprit étroit, ou plutôt d'absence d'esprit engendrant l'étroitesse d'esprit va à l'encontre de tout ce que je prône, et tous les gens qui me connaissent dans la vraie vie pourront en témoigner. L'auteur de ces critiques ayant communiqué sur le sujet, je me sens obligée de répondre. D'abord, on ne sait pas à qui on s'adresse quand on écrit, critique. Peut-être que je suis plus concernée qu'on ne le pense? Et là je ne rigole plus. Je présente toutes mes excuses si des gens se sont sentis blessés par "la caricature des juifs riches que j'ai faite". Tel n'était pas mon propos. J'avais besoin au fil de l'histoire, que Lucie ait de l'argent, et je l'avais inventée d'origine juive au tout début quand son personnage est né. Je n'ai pas pensé une seconde que ça pouvait conforter certaines personnes dans l'antisémitisme (comme le reportage sur Jean-Jacques Goldman diffusé il y a quelques jours et que la même personne a jugé antisémite). Mais je crois que c'est ce que l'on me reproche, de ne pas penser. Et là, je m'interroge, je vous interroge aussi. Un inventeur d'histoires, un conteur, doit-il respecter une espèce de ligne politiquement correcte? Tous les personnages d'un livre doivent-ils être parfaits? Doivent-ils, tous baiser avec des préservatifs? Doivent-ils tous être sans religion, ni riches ni pauvres, ni en colère, ni lâches, pas handicapés mais pas trop normaux non plus? Neutres. Plats. En résumé, et j'attends, vraiment, vos réponses, dites-moi. 

On pourrait également me reprocher de stigmatiser la population sourde en ne parlant que des sourds signeurs, et non de toutes les autres catégories de sourds ou malentendants qui existent.Tout comme le fait qu'il y ait trois homosexuels (trois!), pourrait attiser des haines qui n'en ont pas besoin en ce moment.

Je me répète, mais c'est une fiction, avec des personnages qui ont des défauts, des qualités, une personnalité belle ou moche,. C'est aussi un roman, une histoire inventée, j'y ai mis ce que je suis, mon univers et ma sensibilité, mais si j'ai blessé qui que ce soit, je lui présente mes excuses les plus plates..

En résumé, je crois que l'on touche à la liberté d'imagination.Je veux bien admettre que je ne réfléchis pas assez, qu'il y a bien des gens plus intelligents que moi dans ce monde, mais qu'on ne me fasse pas de procès parce qu'on ne sait pas quoi raconter pour faire vivre un blog de critique(s) littéraire(s).S'il y a une chose dont je suis sûre, c'est que je n'ai jamais pensé faire mal ou attiser des haines qui n'en ont pas besoin.

Parce que j'ai besoin de terminer sur une note humoristique: quand le roman faisait sa vie, gentiment, sur des sites gratuits, j'ai eu une critique qui m'a fait rire:

" Tous des salauds, sauf David."

Voilà, vous avez de quoi réfléchir cette nuit, mais je compte quand même sur vous pour me donner votre votre avis, sur David (qui semble séduire beaucoup), sur Lucie et ses choix ou sur les miens.

Commenter cet article

La Carne 24/11/2017 12:31

ça, c'est fait! :)

Hara-Kiri 24/11/2017 12:38

Voilà! :)

zenopia 23/11/2017 10:40

Ahhhh le politiquement correct ;)

Hara-Kiri 23/11/2017 13:07

Le barbare a raison! Bisous

zenopia 23/11/2017 12:10

Je te comprends... et je pense, honnêtement, qu'il y a des gens dont c'est le sport : chercher la petite bête, détourner le propos... Le barbare a un mantra : don't feed the troll... Pas facile mais il a tellement raison. Parfois, internet me tue... Bisous

Hara-Kiri 23/11/2017 11:35

Je déteste le politiquement correct, mais là, c'est un peu fort, que de m'accuser de favoriser le sida ou les mst, ou de pousser les gens vers l'antisémitisme. Ça m'a touchée, je dois bien l'admettre.

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